Mission 10 : Un front poreux

Des rumeurs circulaient sur la prochaine invasion japonaise en Birmanie. Elles semblent peu à peu se concrétiser. Chennault a envoyé des P-40 de Kunming à Rangoon, en renfort. Une étape devait avoir lieu à Lashio. Le convoyage ne fut pas des plus aisés, car les pilotes n’avaient que des cartes chinoises. Et le Chinois, comme chacun le sait, n’est pas facile à lire, pour un Occidental. En plus, l’échelle de ces cartes était extrêmement petite. Ce que les gars prenaient pour des rivières, sur la carte, c’étaient d’énormes fleuves !
Un mercenaire se perdit à proximité de Lashio. Il se posa sur un terrain de secours dans les montagnes. Cet endroit était défendu par un homme. Un seul, un Britannique, qui avait déployé plusieurs mitrailleuses antiaériennes pour décourager les Japonais. Il fit le plein du Tomahawk et lui indiqua la route.

Une fois installés, les pilotes s’habituèrent à la vie à proximité de la capitale birmane. Enfin, s’habituer, c’était vite dit. Bob Nale raconta :
« Un domestique pouvait me servir un demi de bière malaisienne et un quelconque sandwich au fromage. Mais c’était juste l’enfer. On allait quelques fois en ville, mais la plupart du temps, on était trop crevé ou trop malade. Je me rappelle de fois où j’avais mal à l’estomac avant le combat, juste à cause de la tension nerveuse ».

De leur côté, Bert Christman et Eddie Rector partirent un jour à la recherche de filles. Ils frappèrent à la porte du Couvent du Cœur sacré, et demandèrent s’ils pouvaient entrer. La Révérende Mère leur donna une guide du nom d’Estre Healey, pour visiter le lieu. Mais dès qu’elle tourna le dos, Christman demanda à Estre si elle avait un petit ami, et s’ils pouvaient dîner ensemble ce soir-là. Estre téléphona aussitôt à une amie, murmurant :
- « Dorothea, Dorothea, il y a deux pilotes ici, l’AVG est là !
- C’est où, ici ?
- Ici, dans le couvent !
- Quoi !
- Oui, nous utilisons le téléphone dans le bureau de la Révérende Mère. »
Aussitôt, Dorothea organisa une petite réception chez ses parents. Estre arriva avec les deux pilotes, et les filles furent plus émues que jamais. Dorothea n’avait que dix-neuf ans, et c’était son premier rendez-vous. A l’issue du dîner, elle sortit son livre d’autographes et s’adressa aux mercenaires. Christman dessina un Tomahawk, le datant du 18 janvier 1942, en y ajoutant :
« Dorothea, que les Requins de l’air américains vous gardent ».

Il y a aussi des nouvelles moins romantiques. La 17th Indian Division arrive dans le secteur de Rangoon. Le personnel de trois squadrons britanniques équipés de Hurricane vient de rallier la capitale. Ces renforts donnent l’impression d’une grande sécurité. Mais il n’en est rien.

Plus au nord, les Japonais ont avancé à travers la jungle. De nombreuses positions sont déjà tombées ! Des commandos nippons ont infiltré les troupes alliées, ce qui déclenche une grande panique dans les rangs. Un détachement japonais semble attaquer l’aérodrome de Tavoy (AL-28 ). Le problème, c’est que les défenses font plutôt peur, sur le papier.

Le terrain d’aviation est gardé par la police des frontières indienne. Et il y a une bonne trentaine d’hommes de la RAF encore sur place. Avec trois canons datant de l’autre siècle, ils ne pourront pas tenir longtemps.

Il va falloir mettre le paquet. Six Blenheim se poseront sur le terrain pour évacuer le maximum de personnel. Quatre Buffalo et quatre Tomahawk assureront la couverture de l’opération. Pour ne rien simplifier, le temps est à la pluie ! Ne prenez pas de risques inutiles.

Disponibilités : 4 P-40C, 4 Buffalo Mk.I et 6 Blenheim Mk.IV

mis10.jpg

Rapport des pilotes

AV_Loul

Dispo et position: n°3 Dispo patates (blenheim) leadé par Big bang

Statut fin de mission: Posé sur base, 1 moteur serré

Revendications:

  • xx
  • xx

Récit: Temps pourri, pour trouver une piste au milieu de nulle part. Déco en formation puis traversé des nuages pour rejoindre les 5000 ft et du ciel bleu au cap 230. J'apercois des tir au loin dans nos midi, qui ne sont pas confirmé par la chasse et mes compères. Faudrait qu'ils aillent voir un ophtalmo car ils les confirment bine plus tard. Entre temps le dispo décide de passer sous la couche nuageuse pour trouver la piste, et c'est là le début des ennuis. on se pert quasiment tous en cherchant une hypothétique rivière et route. Seul et isolé je décide de remonter au dessus de la couche nuageuse et demande un relevé gonio à la tour qui m'indique un cap retour au 120! on est pas du tout dans le coin et on est sorti de la carte. Je remont un peu vers le nord quand j'aperçois des tirs de DCA au 80, bingo j'ai trouvé la base. J'aperçois des contacts et des tirs en altitude, je décide de plonger sous la couche nuageuese plien pot et ce fut mon erreur car mon moteur droit au moment de rétablir à 1000 ft commença à emettre des bruits de casseroles. En vue de l'aérodrome, je perds complétement la puissance du moteur droit et tente alors un aterro d'urgence sur l'aérodrome. Vite potasser ce que disait Waroff, prendre en travers la piste, sortir tout au dernier momment, et atterir large. Ouf me voila posé mais sans possibilité de redécoller….ce qui me permet d'assister au bombardement de la piste, et au passage dans la quatrième dimension.

AV_Bolger

Dispo et position: Patate 7, leader BigBang

Statut fin de mission: RTB d'office, consécutif à la déconnexion générale

Revendications: on ne pourrait pas avoir de radars un peu perfectionnés, sur ces zincs ? Récit: Je parviens à suivre tant bien que mal la formation des Blenheim, bien que toujours largement en retard sur le reste du dispositif pendant un bon moment; heureusement que la chasse jap ne traine pas dans le coin. Lorsque nous sommes tous les sept à peu près regroupés, nous arrivons à proximité supposée de l'objectif, au dessus des nuages. BigBang plonge sous les nuages pour trouver la base, et tout le monde le suit. Et là, c'est la cata, dès que nous repassons sous la couche nuageuse. Presque tout le monde se perd, et se retrouve un peu seul au monde, sans aucun contact visuel avec un autre équipier, à part, me semble-t-il, BigBang et GNou qui sont restés ensemble tout le temps. Je tourne plus de 20 minutes vainement au dessus d'une rivière, pour essayer de me retrouver par rapport à la carte. Mais je ne reconnais rien de ce qui devrait ressembler aux environs de notre objectif. Un cap gonio me donne 120° pour retour à notre base, ce qui ne m'aide cependant pas suffisamment pour me situer. En désespoir de cause, je choisis après cette longue recherche à 1 500 pieds sous les nuages de rentrer directement sur la base de Mingaladon, d'autant que Shane et Loul viennent d'annoncer avoir dû rester sur l'objectif après atterrissage, sur avarie de leurs bombers, et que les chasseurs semblent bien occupés avec la chasse japonaise au dessus des nuages. J'entame mon retour, cap 120°, jusqu'à la déconnexion fatale qui me prive de la joie de tenter de retrouver la base, puis de poser cette grosse baleine de Bleinheim.

AV_2Pattes

Dispo et position: Tiger (4 P-40), leader (n°2 Riri, n°3 Ralf, n°4 Iceman)

Statut fin de mission: Ejecté à environ 10km au sud-sud-est de la base, le long d'une route

Revendications:

  • un Val endommagé (marqué blanc)

Récit: Nous sommes arrivés les premiers sur l'objectif, et nous avons pris une station au nord de la base sur un axe est-ouest. La moitié du dispo (n°1 et n°2) sous le plafond, l'autre (n°3 et n°4) au dessus. Nous avons patienté au moins 5 min sur site avant de voir arriver les bombers. Quelques minute plus tard, Riri aperçoit les japs arrivant du nord. J'avertis au général et lance mes P-40 droit dessus. C'est là que j'ai merdé, Riri et moi, on était sous la couche pour voir, pas pour combattre; j'aurais dû nous faire prendre de l'alti à l'écart avant de nous lancer dans la bataille. Moins de une minute plus tard, Riri et moi sommes engagés, obligés de barriquer et gigoter pour esquiver les rafales. Riri perd ses commandes, je touche un Val sans être décisif, manque une collision avec deux jap de justesse, et suis touché au moteur alors que je fais une passe sur un Ki-27. Huile sur le par brise je dégage vers le sud-ouest. Riri toujours avec moi (chapeau !), mais ma pression d'huile continue de descendre. Le moteur va bientôt serrer, je suis à 1000 ft sol, je préfère m'éjecter. Riri fait de même. Nous nous posons le long d'une route orienté au sud, en territoire ami. Il ne reste plus qu'à nous planquer à la lisière de la jungle et à marcher vers le sud en priant pour que le front tienne le temps qu'on retrouve des potes …

AV_Magik

Dispo et position: Patate 5 (Blenheim) leadé par Big bang

Statut fin de mission: RTB avec des anglais à bord et Shane qui fait du stop.

Revendications:

Récit: Après qq coups de sommations pour motiver les Buffalos à presser le mouvement pour dégager la piste, décollage et prise de cap directe en formation derrière Bigbang. Au dessus de la brume, tout va bien. On tente une percée dans les nuages. Et là, ça secoue tellement et mon manche est tellement pourri que je me retrouve largement sur la gauche du dispo. J'effectue quelques dangereux (j'avoue) S pour reprendre la formation. Mais j'ai vraiment du mal à tenir la bête pour voler droit. J'entends Shane pester de temps en temps.

On commence à essayer de se repérer sans grand succès. J'essaye de communiquer mais la radio en réception semble très très hachée et en émission, je n'ai aucun feedback donc je me demande si on m'entend. Le leader plonge au 270 pour jeter un oeil sous la couche et arrivé en dessous … je suis seul. J'aperçois un autre Bleiheim devant moi et je me raccroche au wagon.

Je m'aperçois plus tard que ce Bleinheim est aussi paumé que moi. J'essaye de communiquer mais ma radio semble avoir pris un coup d'humidité. Je remonte un peu et j'aperçois des tirs d'artillerie un peu plus à l'est. Je me dirige droit dessus et j'arrive sur la piste. Enfin. Shane est en train d'atterrir. Je le vois capoter sur le taxiway. Le temps d'embarquer du monde (les femmes et les jeunes femmes d'abord), plus Shane et son équipage qui se serrent derrière sans rechigner (tu m'étonnes), je remonte la piste et je décolle.

Au dessus de la base, il y a du grabuge. J'essaye de contacter la chasse et Bed m'entend. Je sors au dessus de la couche à 3000m et cap 145 RTB. Je croise un contact à 2000m. Louche. Il fait demi tour derrière moi et monte. C'est un bandit, et il y en a peut être deux. Il essaye de me coiffer mais semble ne pas aller assez vite pour me rattraper dans de bonnes conditions.

Je me réveille dans mon lit avec une jeune nurse anglaise.

AV_Warpig

Dispo et position: Buffle 3 (Bed, Nyv, Warpig, Kasp)

Statut fin de mission: RTB

Revendications:

  • Un Nate bien épluché qui se croûte devant Nyv, tout près de l'aérodrome

Récit: Voilà une mission qu'elle commence bien… D'abord, un temps de merde à pas mettre une grenouille dehors… Ensuite, mon fidèle P-40 qui semble être passé dans une presse. Je m'y trouve à l'étroit, j'ai le sentiment que les ailes ont été amputées de moitié, d'ailleurs, je n'ai plus que les mitrailleuses de nez et… Oh… Merde. Je suis dans un Buffalo…

Le temps d'une grosse crise de larme et je me retrouve dans cette brouette volante, malmené de partout par les turbulences, avec toutes les peines du monde à suivre mon leader. Quant à suivre les Blenheim que l'on est censé escorter, alors là… Je fais confiance à mon leader ! Et j'ai bien raison d'ailleurs, car malgré les conditions ignobles et des problèmes techniques, Bed nous fait recoller le dispo pour ne plus le lâcher. Et ne plus le lâcher, même quand soudainement les gros culs partent plein ouest pour une raison que nous ne comprenons toujours pas.

Enfin, bon an, mal an, nous sommes toujours avec eux. Enfin, la plus grosse partie d'entre eux, puisque la mélasse fait aussi des victimes d'orientation chez les Blenheim. Nous voyons des tirs sol - sol au loin, les P-40 y sont déjà… Nous sommes sur la bonne voie ! Une fois sur place, l'opération d'évacuation commence. On y voit de moins en moins, la nuit s'alliant à la tempête pour nous pourrir la vie. Dans ces conditions, l'annonce de bandits sur zone fut, évidemment accueillie avec un enthousiasme qui frôlait l'hystérie… Comme si on n'avait pas assez de problèmes comme ça…

J'essaie de distinguer ce qui se passe, mais tout est confus. Je vois des tirs, décide d'aller voir et me retrouve engagé aussitôt. Combien de fois en tout ? Impossible de me souvenir… Je n'arrête pas de breaker, j'essaie de dégager tantôt Bed, tantôt Nyv, tantôt Kasp, mais aussitôt, je me retrouve avec un Nate aux fesses. C'est l'horreur ! Et les P-40 au fait ? Merde, on aurait mieux fait de définir un canal commun en cas d'engagement. Tant pis, y a pas une seconde de répit, on fait avec les moyens du bord. Mes camarades en Buffalo (notamment Kasp, chapeau pour la vigilance !), me dégagent le cul à plusieurs reprises, quand, enfin, je me retrouve en situation favorable derrière un Nate. Je balance la sauce, et le lascar fume blanc. Nyv, qui prend le relais, m'annonce qu'il s'écrase quelques instants plus tard. Une victoire en Buffalo ? Waow ! Ca va se fêter, ça. Enfin, si je reviens vivant… Car en voilà un autre dans mes six bordel de merde chier zob. Dégagé par Nyv (pfiouuu ! encore merci), j'ai le temps de voir que les bandits ont quasiment tous disparu.

Je me réveille dans une poubelle derrière le mess avec une sévère gueule de bois.

AV_Bed

Dispo et position: Buffle 1 (Bed, Nyv, Warpig, Kasp)

Statut fin de mission: RTB

Revendications:

  • Un Nate au tapis et un Val au tapis

Récit: Tout commence très bien: Comme le mentionne Warpig dans son récit: “C'est quoi cet avion !!???”

Après qqs explications de texte et d'instrumentation de la part de Kasp sur cet avion, nous décollons … sereinement, non sans s'être écartés de la piste, pour laisser les patates décoller tranquillement. Forcément quelques problèmes techniques surviennent, qui me force à voler sans visibilité pendant qqs instants qui paraissent une éternité. A 2 doigts de léguer le lead à Warpig qui n'attendait que ça, les problèmes se résolvent, ouf !

A 10 bons km derrière les grosses patates, nous les rattrapons tranquillement, les Tigers nous informant fort bien de la situation en amont. Le zinc est instable, la météo pourrie mais malgré cela, la formation est très propre et bien tenue tout le long. Arrivés au niveau des Patates, ceux passent sous la couche en prenant ce fameux cap Ouest. Leur formation se dispersent sur des Kms, nous restons groupés à 4 et les dépassons un à un jusqu'au niveau du Lead Bigbang, histoire de faire le liant et d'indiquer la direction au retardataires.

Nous arrivons sur site - enfin - grâce aux indications des Tigers, les premières Patates se posent pour récupérer les potes dans la mélasse. D'un coup, Kasp - je crois - nous informe de la présence de contacts d'abord 2, puis 4 - sans les P40 - puis 6: RECU !! BANDIT SUR ZONE !! C'est la foire d'empoigne, des avions partout en combat tournaillant à qqs centaines de mètres du sol dans la purée poids. Le groupe reste cependant soudé, Nyv, mon ange gardien de la soirée m'a à l'oeil et mon couvre pendant que je projette au tapis un Nate. A la radio j'entends que Kasp et Warpig semble maitriser leur posture également. Nyv tjs avec moi - je crois - me permet de me concentrer sur un VAL qui part également au tapis, mais c'était sans compter sur le mitrailleur à face de citron qui m'arrose et touche mon moulin, pas trop grave mais plus de puissance, impossible de revenir dans le combat et de grimper. J'avertis mes coéquipier que je romps le combat pour un RTB en serrant le fesses: cette Jungle me tend les bras juste en dessous ! Magik appelle à l'aide, sans que je puisse le rejoindre, trop haut - trop ammoché !

Une fois rentré, lessivé, à bout, je me suis tapais … une bonne nuit, oui oui ;-)

AV_Gnou

Dispo et position: Patate 4 (leader Big-Bang)

Statut fin de mission: Téléporté. Avion indemne, pour le pilote voir avec son psy…

Revendications:

  • Une laisse téléscopique
  • Une boîte de Prozac

Récit: Hormis la poisse ccommune, rien à signaler au décollage.
Grimpette à l'aveugle une fois les trains rentrés. Priorité, rejoindre le sapin de Noël. Rester groupé.
On y parviendra peu avant le Grand Plongeon pour les 4 premiers appareils… Aucun visuel sur les 3 autres, mais ils ne devraient pas être très loin.

Des patates dans la purée, forcément, c'est lourd a dit : gérer !
Loul passe sous mon fuselage, je ne le reverrai plus. Je m'accroche à minuscule point noir qui se détache au-dessus d'un fleuve. Une autre ombre rôde aux alentours, on s'offre un repérage des plus stressants raz les arbres, avec le risque de perdre le contact à chaque chouff' scotché à la verrière…

Une bien longue promenade infructueuse en compagnie de Big-Bang et Vicking, que l'on perdra de vue peu de temps avant le saut temporel… Mais Palpitante s'il en est !
Jamais je n'avais autant flippé depuis le passage à table.

AV_Shane

Dispo et position: Patate 8, leader BigBang

Statut fin de mission: Posé endommagé sur la base a secourir

Revendications: J'ai fait de l'avion stop pour rentrer heureusement qu'un pote s'est posé juste après moi.
Récit: Décollage sans trop de mal et je grimpe a travers les nuages.
Après une nav assez longue au dessus de la crasse, qq'un semble situer a peu pres l'endroit ou il faut plonger. je suis mon leader en prenant bien soin de ne pas piquer trop fortement, l'experience de mon blenheim mort serres precedente m'a soigné.
j'arrive donc a 1500pieds en legere survitesse, mais pas de problemes moteurs. on suit une riveire et tombe sur un carrefour de cette riviere. tout le monde semble se diriger au 270 alors qu'a l'origine on avait parlé du 300. je reste songeur et consulte souvent ma carte pour essayer de trouver cet embranchement de rivieres.
d'un coup je survole une petite ville dnas une bouche de riviere. voila qui sera plus aisé a trouver.
sur la carte je pense lavoir trouvé, mais pour ne pas mettre tout le monde dans la mouise si je me suis trompé, j'y vais seul me disant que si je me suis trompé, au pire je rentrerais seul mais je ne mettrais pas en peril toute la mission. et sinon, je pourrais toujours essayer d'indiquer aux autres ou je me trouve.
Je poursuit donc sur mon cap qui se retrouve au 30 au lieu de 270 comme les autres, c'est vraiment quitte ou double. et soudain je vois des tirs blancs rasants au loin pas tres loin de 3 collines a peu pres alignées. si les nglaiches se defendent comme on nous l'a dit, ca ne peut etre qu'eux.
j'averti aussitot mes compagnons a la radio et leur dis cap 30 vous verrez 3 collines, ca semble etre la.
plus j'approche et plus ca se precise.
en effet je passe bientot au sud de la base qui est sous le feu ennemi.
les angliches se defendnt comme ilspeuvent (c'est a dire mal) et je me fais mon approche la plus propre possible.
bientot je roule sur la piste apres un atterro plutot reussi, ce qui me rassure sur ma capacité a redecoller.
un des mes compagnons m'a rejoint et s'apprete a se poser me demandant de degager la piste. donc pour la liberer je traverse l'herbe haute entre la piste et le taxiway dans le but de remonter le taxiway pour me preparer au redecollage.
ouf, la moitié de mission est reussie.
je suis a peine a 15kmh et je me demande deja ou sont les rosbifs a embarquer quand ces cretins de la dca se mettent a tirer sur un ennemi invisible situé exactement dans l'alignement de mon appareil.
ca ne fait pas deux, une de mes jambes de train se rompt et l'helice s'enfonce mollement dans la terre grasse.
Evidemment dans ces conditions le redecollage va poser un leger probleme.
je sors de l'appareil en gueulant comme un putois et enfile derechef le canon de mon flingue dans l'extremite australe du gosier de l'artilleur fautif.
Ca ne sert a rien, mais ca soulage rudement !!!
Mon camarade se posant derrière moi aura pour la sauvegarde des autres artilleurs l'excellente idée de m'embarquer a son bord et de me ramener a notre base.

AV_Nyv

Dispo et position: Buffle 2 (Bed, Nyv, Warpig, Kasp)

Statut fin de mission: RTB

Revendications:

  • B5N2 Kate, (ou en tout cas un truc qui y ressemble) moteur calé au nord de la base
  • B5N2 Kate, feu à bord
  • KI-27 Nate, feu à bord

Récit: Le front vient d'être enfoncé aux alentours de Tavoy. La RAF vient de mettre sur pieds une opération de sauvetage. C'est donc à bord de ce petit bijou technologique qu'est le buffalo que nous prenons l'air, derrière les bleinheim. Hé nom de dieu, on a même droit à la température extérieure et à des compteurs de munitions!! Il nous faudra 15 bonnes minutes avant de les rattraper, et pour cause, nos brouettes ont la même vitesse de croisière..

Au moment où nous reformons sur les lourds, ceux ci décident de percer la couche, sur un 270. Mais voilà, une fois la dessous c'est le brouillard complet. C'était sans compter sur Bigbang (que nous suivons assidûment depuis la perçée)et son GPS embarqué qui nous amène à bon port, et dans cette crasse, chapeau !

Tout juste le temps de passer vertical terrain , de prendre mes marques (DCA active pour on se sait quelle raison,incendie parking nord), de m'apercevoir qu'ils sont tous passé sur le canal Charlie depuis 10 mins et que je parle aux japs, c'est pas vrai suis dans le brouillard ou quoi.. Crack, sans prévenir les Tigers sont engagés! Un p40 avec du monde aux fesses passe en dessous de nous, et trahissant tous les réglements je plonge dessus histoire de tenter de le dégager. Dans ma resssource je me retrouve nez à nez avec un truc qui a des carénage de roues, tiens bah non ça c'est pas Bed, je l'aligne tire, il tire aussi, nom d'une pipe !! Espèce de taré de Jap, si on a pas rayé la peinture sur ce coup… Je reprends vite mes esprits et apercois 4 contacts bien aligné en approche sur ma gauche, j'aligne soigneusement le cockpit du malheureux qui se présente dans mon colli et fais feu de toutes mes armes. Aucune idée du résultat si ce n'est une grosse explosion rudement proche qui secoue mon zinc de toutes parts. Pas de bobo apparent, je continu le combat. Je croise un Kate en léger gauche, me place dans ses 6 un poil sous lui pour me rapprocher et l'arrose copieusement, moteur calé il part au tapis en direction de Tavoy.

Je me retrouve alors miraculeusement 800 mètres derrière Bed qui engage un Nate au sud du terrain, et le fais flamber 5 secondes plus tard. On revient vertical terrain, j'apercois 2 contacts au nord, 3 devant, 6 au sud.. Enfin bref, y'en a partout. Le temps de faire un tour complet de l'horizon et hop là plus de leader… Rhaaa mais où c'est qu'il est?! Bon tant pis, une petite entorse au réglement plus tard je me retrouve derrière 2 Kates qui semblent vouloir rentrer sur un 060. J'en allume un, il riposte, hmm je vais pas le contrarier, je passe sur le leader et le fais flamber.

Je retrouve Warpig isolé à l'est de la base, en train de s'amuser à désosser la carlingue d'un Nate, boulon par boulon , je rejoins illico trop content d'avoir mis la main sur un Buffle dans ce cirque et accompagne sa proie mal en point radada pendant que warpig se présente pour une autre passe. Le nippon prends peur, nous gratifie d'une superbe manoeuvre complètement absurde à 3 mètres des arbres, faut dire que sans les commandes ca marche moins bien.. Kaboom dans la jungle.. Juste le temps de lever la tête après avoir confirmé la victoire de Warpig et que je tombe sur un autre Nate qui essaie de faire je ne sais trop quoi avec ses barriques/ressources radada etc, je le laisse se calmer un peu et l'aide à sérieusement considérer l'option “éjection” en enflammant le filet d'essence qu'il m'envoie sur le pare brise.

Entretemps Bed a perdu son moulin et annonce qu'il va poser sur Tavoy, les bleinheims le prendront en stop, et moi je vais passer un sale quart d'heure pour avoir encore perdu un lead.. Appel de Warpig sur la fréquence, il est engagé à proximité du terrain. Autrement dis juste à coté; Contact visu établi, je plonge , allume le forcené à ses trousses. Le Jap break mais une autre ombre s'est formé derrière, après un tour de manège il s'avèra que c'est un p40, confirmé plus tard à la radio, ouf! Je reprends en chasse le petit nippon et… je me réveille au parking, trempé (la caféine sans doute..) et toujours sanglé dans mon zinc, mékezkizépazé??!!

Compte-rendu

Le mot du Colonel

La mission d'évacuation est un échec. Il est regrettable que des pilotes de la RAF n'aient pu redécoller de Tavoy. Mais il est certain que les conditions météorologiques ne jouaient pas en faveur de la réussite de la mission. La chasse alliée a bien réagi à l'arrivée de l'ennemi, c'est une bonne chose.
Profitez de votre solde pour changer un peu d'air ! ;)

Historiquement

Le détachement Oki, un commando d'élite japonais, traversa la jungle à raison de huit miles par jour, se nourrissant de poisson séché, de riz précuit et de prunes confites. Le 19 janvier 1942, le commando arriva à la lisière de l’aérodrome de Tavoy, défendu par la police des frontières indienne. Six Blenheim devaient se poser en urgence pour récupérer trente membres de la RAF sur le terrain d’aviation. Quelques Buffalo et Tomahawk étaient également de la partie. La journée était obscure et pluvieuse. Quand les bombardiers arrivèrent sur place, sept Ki-27 « Nate » du 77ème Sentai les bousculèrent ! Ces chasseurs escortaient des Ki-30 « Ann » dont l’objectif était l’aérodrome de Tavoy. La pagaille ne mit que quelques instants à s’installer. Des Nate poursuivis par des Buffalo attaquaient des Blenheim, tandis que des Tomahawk poursuivis par des Nate s’en prenaient aux Ann. Dans la crasse, chacun s’en tira sans dommages. Les Japonais revendiquèrent malgré tout trois chasseurs alliés abattus.
Ne sachant plus si l’aérodrome était aux mains des Alliés, et les Nate étant très agressifs, les Blenheim ne parvinrent pas à évacuer les hommes pris au piège. Les policiers indiens s’enfuirent dans la jungle. La garnison de la RAF, quant à elle, se rendit aux Japonais.

les_autruches_en_campagne/les_campagnes/avg/mission10.txt · Dernière modification: 2008/11/20 10:52 par av_nyv
chimeric.de = chi`s home Creative Commons License Valid CSS Driven by DokuWiki do yourself a favour and use a real browser - get firefox!! Recent changes RSS feed Valid XHTML 1.0